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Non à l'extension de la maison musée du Pouldu

Dernière mise à jour : 23 juil. 2021
















Priorité à l'amélioration du quotidien des Cloharsiens.


La présentation d’un nouveau projet Maison Musée « Gauguin : l’atelier du Pouldu » , faite en Conseil Municipal le 7 Juillet dernier, relayée dans la presse locale les 8 et 9 Juillet, va certainement animer les conversations cloharsiennes dans les prochaines semaines et les mois à venir.


Ce futur musée viendrait agrandir l’actuelle maison Marie Henry, implantée rue des grands sables.


La construction d’un nouveau bâtiment d’environ 1000 m² pourrait être lancée dès 2022, selon les propos tenus par le Maire en Conseil Municipal, pour un coût global à terme de

4 075 000 € hors taxes, avec un prévisionnel de 24 000 visiteurs par an, contre 7 000 aujourd’hui.


Outre le fait que ce projet s’inscrive encore et toujours dans le registre bien connu de la culture, ce projet nous semble totalement irréaliste et surtout non justifié pour les raisons suivantes :


- Son coût exorbitant :

Le public présent au conseil municipal a constaté, comme les membres de l’opposition, la gêne manifeste de plusieurs conseillers de la majorité à la vue des montants d'investissements présentés.

La ville de Clohars se caractérise déjà au sein de l’agglomération Quimperloise par les impôts par habitant les plus élevés, idem pour les frais de fonctionnement de la Mairie, et aussi pour la dette. Ce projet ne fera qu’aggraver ces mauvais indicateurs. (Ref : articles du 2 avril et 9 juillet 2021)

A cela, nous notons que l’actuel Musée est en déficit chronique, ce qui ne semble pas troubler Mr Le Maire qui a annoncé « sereinement » une hausse prévisionnelle de 30% de ce déficit avec l’extension prévue.


- Son absence de légitimité historique :

Monsieur Le Maire, lors de la présentation du projet, a insisté sur « la reprise de l’histoire et de sa compréhension par les Cloharsiens ».

Nous pensons que l’histoire de notre commune est surtout et avant tout, comme pour de très nombreuses communes Bretonnes du littoral, celle d’un village de paysans et de pêcheurs, vivant difficilement de leur production agricole et de la pêche.

Résumer l’histoire de notre commune à la présence de quelques peintres, pendant quelques mois sur son sol, serait faire affront à des générations de Cloharsiens.


- Son absence de légitimité culturelle :

L’histoire des peintres de Cornouaille est définitivement et mondialement associée à Pont Aven et à sa célèbre école des peintres.

Officiellement, plus de 30 peintres du 19ème siècle, de renommée internationale, y sont attachés et dont le musée, après avoir été agrandi et rénové entre 2013 et 2016, accueille environ 120 000 personnes par an.

Certes, plusieurs peintres ont fait de courts séjours dans d’autres villages proches de Pont Aven, dont Riec sur Bélon et l’auberge de la Belle Angéle, Port Manec’h et bien sûr Le Pouldu où Paul Gauguin y a séjourné 18 mois, entre Octobre 1889 et Avril 1891.

Si l’on ne peut nier l’empreinte que Gauguin et ses amis ont laissée sur le Pouldu, il serait bien prétentieux de vouloir faire une concurrence au Musée de Pont Aven où sont exposées de vraies œuvres.

L’actuelle maison Marie Henry est amplement suffisante pour rappeler leur passage.


- Sa légitimité économique

Notre premier magistrat a insisté sur l’attractivité touristique du projet Maison Musée pour la commune. Actuellement seulement 7 000 personnes visitent la maison Marie Henry.

Ce potentiel d’attractivité du nouveau projet reste à démontrer.

En effet, la très grande majorité des 7 000 visiteurs sont surtout des personnes qui séjournent déjà dans la commune ou ses alentours et qui viennent en famille surtout et avant tout pour nos plages, nos rias, nos rivières, nos ports, nos sentiers côtiers…

A l’occasion de leur séjour, ils se rendent à la maison Marie Henry ou un jour dans ce futur Musée, comme ils se rendent aussi à l’abbaye Saint-Maurice qui en accueille plus de 9 000 par an.


- Son impact environnemental

Dans le cadre de ce projet, il est prévu la création d’un grand parking de 130 places au centre historique de la station, derrière l'actuelle maison musée.

Ce projet apportera avec lui des nuisances certaines pour les riverains au cœur du Pouldu dont l’aménagement urbain n’a pas du tout été conçu pour intégrer un tel ouvrage et un afflux de véhicules.

Nous noterons au passage la contradiction de la majorité qui tend par ailleurs à nous vanter les vertus et les bienfaits de la mobilité douce sur notre commune.


- Des équipements culturels et de loisirs existants suffisants :

La commune est déjà largement dotée d’équipements culturels et sportifs.

Nous citerons pour rappel :

- la longère « galerie municipale » du centre bourg,

- la médiathèque et la ludothèque,

- la nouvelle salle de sports,

- la base de Surf du Kérou et la toute nouvelle base nautique inaugurée au printemps.

- sans oublier les achats réguliers de tableaux et autres œuvres d’art depuis des années : comme exemple les bancs relatifs au « bestiaire de Solotareff »….


Si la majorité de ces investissements, au coût et au budget de fonctionnement néanmoins conséquents, répondent aux besoins de la population, nous estimons qu’il convient aujourd’hui d’arrêter cette course effrénée aux équipements culturels qui se fait au détriment de l'entretien d’infrastructures existantes et d’autres investissements tout aussi importants pour l’attractivité de notre commune, classée « Station de Tourisme », et les besoins quotidiens des cloharsiens.


Nous demandons que la politique d’investissements de la majorité soit construite en priorité à satisfaire et améliorer les besoins quotidiens des Cloharsiens , tels que:


- la réfection effective de certaines rues, comme les rues de Quillien et de Lannevain qui sont dans un état lamentable, indigne d’une « station de tourisme », sans projet de réfection clair et précis (si ce n’est des esquisses présentées curieusement avant les élections municipales de 2020 lors de pseudos ateliers « associant » les riverains),


- la réfection du stade de Kerjoseph, avec sa tribune vétuste et amiantée, ses vestiaires désuets, toujours non effectuée et non programmée à ce jour malgré de belles promesses de campagne,


- le traitement réel du problème de la vitesse et de la circulation dans les rues du bourg et de Doëlan : les pseudos ateliers « associant » les riverains au printemps dernier avec l’adjoint aux travaux ont en effet accouché d’une souris. Aucune date certaine connue pour les travaux (sauf le Pouldu a priori pour l’été 2022 ) et de biens maigres aménagements annoncés pour tenter de faire baisser la vitesse et sécuriser nos rues, faute de budget.


- de nouveaux matériels et équipements pour le personnel communal, qui permettraient de mieux entretenir les infrastructures .


- une augmentation de la capacité de la cantine scolaire du bourg pour accueillir nos enfants dans de bonnes conditions.


- un réseau dense et protégé de pistes ou de voies cyclables pour répondre aux demandes des nombreux touristes et des cloharsiens. En 12 ans de mandature, une seule réalisation hasardeuse et bâclée d’un petit kilomètre livré à la hâte juste avant les élections municipales de 2020.


On pourrait également évoquer les infrastructures portuaires à améliorer, les problèmes de crèche et d'écoles, etc....


Nous sommes donc loin d’être exhaustifs et omettons tant d’autres demandes formulées par des cloharsiens qui n’obtiennent souvent aucune réponse de la part de leurs élus et qui s’entendent régulièrement dire par ces derniers : « nous n’avons pas le budget »


Nous sommes enfin très circonspects par rapport au financement de ce nouveau projet de 4 Millions d’euros à terme, et peut être bien plus quand on se rappelle le dépassement de plusieurs centaines de milliers d’euros sur le projet de la ludothèque.

Peut-on penser aussi que les subventions qu’entend encore solliciter Monsieur JULOUX financeront intégralement ce projet ? Il faudrait être naïf pour le croire et d’ailleurs, que sont les subventions si ce n’est des impôts collectés auprès de nous tous et redistribués par nos collectivités ? La charge pour les Cloharsiens sera donc encore conséquente.


Notre revendication est que l’argent public soit affecté en priorité à des travaux d'intérêt général et non pas seulement à des tableaux .


Nous demandons donc l’abandon pur et simple de ce projet superflu et disproportionné et nous vous invitons, si vous partagez notre avis, à nous contacter et à signer notre pétition en ligne :





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