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Le Pouldu: future station balnéaire pour bobos ? 

Ou Le Pouldu station "impopulaire" ?

 

 

Lors d'un conseil municipal, la majorité municipale nous a présenté des modifications simplifiées du Plan Local d'Urbanisme Intercommunal (PLUi). Une enquête publique est en cours et les documents sont consultables en mairie. Il aurait été constaté dans ce PLUi des erreurs matérielles sur les plans thématiques. En règle générale, les erreurs constatées sont le fait que la classification attribuée à une parcelle, ne correspond pas avec l'occupation, existante du sol.


Si pour certaines zones, il est parfaitement fondé de procéder à ces modifications, par contre pour la parcelle AK326 du Pouldu, sur laquelle des activités foraines sont installées pendant l'été, cette démarche nous semble très étrange et pose certains questionnements.


En effet, pour cette parcelle, la modification consisterait à changer sa classification actuelle en "U" (Urbanisable), pour correspondre à la réalité, car la dite parcelle "étant occupée par des équipements ", en été, elle passera du classement "U secteur de mixité sommaire" à un classement "secteur à vocation d'équipements à intérêt collectif et service public".


Pour effectuer cette modification, la majorité municipale s'appuie sur un courrier de la Préfecture qui tombe judicieusement à point nommé via une étude commanditée à Bretagne Vivante par l'OFB (Office Français de la Biodiversité), le but caché étant d'empêcher l'activité foraine en place en été depuis de nombreuses décennies


A la suite de cette étude qui démontrerait l'existence nouvelle de certaines plantes protégées, le défrichement de cette parcelle serait désormais interdit et l'auteur s'exposerait à une amende de 150 000 euros, (plus une peine d'emprisonnement) . L'activité foraine serait donc aussi définitivement bannie car la mairie a précisé qu'elle verbaliserait si il y a infraction.


Il apparait donc clairement une volonté délibérée de mettre fin à l'activité foraine existante pendant deux mois de l'année. Cette détermination date de plusieurs années. Le dernier événement date de 2023 quand la Mairie a voulu s’approprier cette parcelle AK326, mais la commune a été condamnée par la justice pour abus du droit de préemption urbain. (Voir article du 15 juillet 2023). Ces méthodes de harcèlement sont éminemment condamnables


Egalement, si dans cette fameuse parcelle il semblerait qu'on y ait trouvé opportunément quelques espèces protégées, pourquoi la mairie souhaite t'elle un classement en "secteur à vocation d'équipements à intérêt collectif et service public".(comme avaient été classés les terrains du pseudo musée) et non pas logiquement un classement en zone N ou naturelle ??

 

Le "faites ce que je dis, pas ce que je fais"..

 

Une étude oui, mais commanditée par qui ? Il nous paraît particulièrement étrange que Bretagne Vivante se soit subitement auto-saisie d'une telle étude immédiatement après la condamnation de la commune, sachant que la majorité en place avait clairement exprimé lors d'un Conseil Municipal en 2023 son opposition aux structures temporaires mises en place pendant la saison estivale.

 

Très curieusement encore, dans un article du journal Ouest France du 24 Octobre 2023 soit quelques semaines après que la commune ait été déboutée, le responsable local de Bretagne vivante indiquait « Mais nous ne sommes pas là pour descendre qui que ce soit" et de citer l’exemple d’un terrain devenu constructible, mais qui ne devrait plus l’être, à Clohars-Carnoët et de rajouter "Lors d’un inventaire botanique, deux plantes protégées ont été trouvées : l’orchis abeille et une linaire des sables ». La première phrase apparait clairement comme un aveu. Nous avons donc écrit à plusieurs reprises à Bretagne Vivante au siège à Rennes , à l’antenne de Quimperlé , pour qu'elle nous aide à comprendre pourquoi seule cette parcelle a été soudainement inventoriée et qui est précisément le "commanditaire" de l'étude. Nous n’avons jamais reçu de réponse, ce que nous regrettons. Ce silence face à des élus interpelle donc. (Voir lien https en fin d'article)

 

En effet pourquoi ne pas faire aussi une telle étude sur la parcelle AV 83 à quelques mètres de la parcelle AK326 (allée des Salicornes/chemin de Kernevenas) ? Coincée entre une zone classée NL (Nature Littorale) et une zone classée humide, la majorité en place veut en faire un énième lotissement au Pouldu … une disparition d'espace vert et un enlaidissement supplémentaire du  Pouldu.


Pourquoi ne pas avoir également demandé un inventaire de la flore avant les travaux :


-  Du parking en face des activités foraines de l'autre côté de la route ?

-  Du terre-plein en béton réalisé jusqu'à la falaise (contrairement à ce qu'affirme la majorité, cet espace n'était pas un parking mais un espace vert)

-  Des terrains du futur pseudo-musée ?

-  De la friche de Doëlan ?

 

Il n'y a pas que les espaces dunaires sur la commune qui recèlent des espèces protégées le long du littoral , alors la réponse à ces questions est assez claire : pourquoi s'embarrasser de contraintes que l'on impose à d'autres quand on est aux commandes ? Le principe du "faites ce que je dis, pas ce que je fais" semble bien s'appliquer à la municipalité en place …

   

Le "couvrer ce sein que je ne saurais voir" …


Par de pareils objets les âmes sont blessées, et cela fait venir de coupables pensées (Tartuffe de Molière …).

 

L'objectif de ces manipulations répétées est donc de chasser des attractions populaires qui pourtant :

-  ont bénéficié à des générations d'enfants. Ces derniers s'amusent sur ces manèges, avec un environnement sécurisant car le périmètre visuel est délimité pour les parents.

-  Animent la station l'été, avec une restauration ambulante accessible aux familles, à des  prix abordables et pour une population familiale.


Enfin, il paraît difficile d'imaginer qu'un fauchage raisonné de cet espace, une fois par an, puisse nuire à la flore locale. Nous attendons avec impatience l'arrêté municipal signé par le maire pour interdire sur ladite parcelle le pacage d'animaux lors des venues des cirques l'été, à moins que les dromadaires, lamas et autres quadripèdes, aient le broutage sélectif !

 

La réponse est là encore très claire … Chasser ces attractions est nécessaire car elles blessent la vue  de ceux qui veulent faire du Pouldu la station balnéaire bobo de leurs rêves, pendant seulement deux mois de l'année, avec musée et activités plus "classes", dont les amusements  populaires seraient bannies.

 

Mais à qui profitera cette tartufferie; à une municipalité s'enivrant de culture bourgeoise bâtie sur les impôts de tous ? Certainement pas aux Cloharsiens pouvant profiter de distractions en famille après une journée de travail.

 

Les actions d'une municipalité doivent être dirigées par (et pour) l'intérêt commun des Cloharsiens et non par des manœuvres sibyllines permettant d'imposer des idées ou des modalités d'urbanisme non reconnues par la population et contraires au bien commun (gentrification du Pouldu, animation populaire estivale, etc.).

 


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