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Eclairons nos élus !


Pour un éclairage public 100% LED


La Fédération nationale des métropoles, agglomérations, communautés urbaines et communautés de communes dans une publication de janvier dernier indique un doublement ou plus du montant de la facture énergétique pour les trois quarts des intercommunalités et pour l'Association des maires de France (AMF) et la Fédération nationale des collectivités concédantes et régies (FNCCR), les hausses oscilleraient entre 30 % et 300 % entre 2021 et 2023.


Etant donné que l’éclairage public à lui seul représente 41% des consommations des collectivités territoriales en France, l’envolée des prix de l’énergie réclame plus que jamais un parfait contrôle de ce poste de dépense stratégique, devenant ainsi une priorité pour la maîtrise des dépenses de fonctionnement.


Cette maîtrise de l’éclairage public est donc une source importante d’économie pour les communes. Mais si les enjeux sont d’abord économiques ils sont également environnementaux et sociaux.


L’une des solutions les plus plébiscitées pour la réduction du cout de l’éclairage public est la technologie LED (abréviation en anglais de lampe à diode électroluminescente) compte tenu de leurs nombreux avantages. On peut citer

- Une consommation 6 fois moindre au moins que les lampes classiques, particulièrement celles au mercure, et quasi nulle avec des panneaux photovoltaïques intégrés.

- Une durée de vie moyenne de dizaines de milliers d’heures contre approximativement 1000 pour des lampes halogènes et sodium

- Un coût de maintenance faible du fait d’une forte fiabilité

- Un pilotable informatique pour optimiser les consommations


Cette technologie ne cesse de progresser avec des durées de vie des équipements qui s’allongent et des coûts qui ne cessent de baisser. Selon l’Association Française de l’Eclairage le passage à un éclairage public est néanmoins un investissement lourd pour les communes, mais le retour sur investissement (remboursement du cout d’installation par les économies générées) se situe entre 5 et 7 ans ce qui est rapide avec une facture réduite entre 60 et 70% chaque année.


Les avantages environnementaux sont aussi notables. Outre bien sûr la faible consommation énergétique, cette transformation permet de préserver notre biodiversité en diminuant là où c’est nécessaire la pollution lumineuse qui perturbe les écosystèmes. Il est avéré que la lumière artificielle classique trouble les rythmes biologiques des humains comme ceux de la biodiversité animale et végétale. Elle modifie le comportement des espèces (orientation, déplacement, perturbations endocriniennes, hormonales et reproductrices) et peut entraîner leur extinction. La capacité des LEDs à faire varier intensité et longueur d’onde est réelle pour protéger cette biodiversité.


Quant aux impacts sociaux, ils doivent être intégrés pleinement à une réflexion sur le passage à l’éclairage LED. Cette technologie, par sa souplesse permet pleinement de répondre aux demandes spécifiques de la collectivité et de ses habitants, comme la nôtre et notamment pour assurer la sécurité des personnes et des biens. Par exemple : éclairage continu de carrefours avec priorité à droite notamment et routes dangereuses, éclairage permanent l’hiver des zones fréquentées par les écoliers/élèves sur leur parcours du matin et du soir. L’éclairage public est devenu un enjeu pour la sécurité des citoyens et la technologie actuelle peut s'adapter et gérer presque tous les cas de figure.


Ce système serait également remarquablement adapté pour mettre en valeur notre patrimoine, notamment monuments et bâtiments historiques, nos ports également, grâce à sa faculté de changement de couleur gérable numériquement. En résumé, moduler un éclairage extrêmement peu cher en fonction des usages et des besoins et décrit comme intelligent grâce à son incroyable adaptabilité.


Cette démarche de passage d’un éclairage public 100% LED doit s’inscrire dans une réflexion globale pour réaliser des économies d’énergie tout en participant à la transition énergétique devenue incontournable et de plus en plus urgente. La rénovation des infrastructures d’éclairage ou leur remplacement devrait être une priorité pour notre collectivité. Mais pour cela, il faut une vraie volonté politique qui n’existe pas à Kloar.


Des centaines de communes en France petites comme grandes, sont passées au 100% LED pour toute leur infrastructure d’éclairage. Les retours d’expérience sont unanimes d’où le développement continu et important du nombre de transitions opérées sur tout le territoire national.


Une large partie du réseau de notre commune est obsolète et sur-consommateur d’énergie. La raison aurait voulu que ce passage au tout LED soit une priorité pour l’ensemble des raisons précédemment évoquées. Or, dans les plans à 5 ans des investissements qui sont présentés chaque année aux élus depuis le début de la mandature, il n’y a jamais eu une seule ligne de budget pour le passage progressif à un tout éclairage écologique, modulable et source d’économies majeures pour les finances de la commune et donc de ses habitants.


Le choix politique qui a été fait à Clohars est de surinvestir dans un équipement culturel, créateur de lourds déficits, rejeté par la population bien consciente elle, de l’urgence des questions environnementales.

Comme l'a indiqué il y a trois mois dans la presse régionale le premier Vice-président de la région Bretagne et maire de Quimperlé, "la question muséale est une vraie question, mais il y a pour ce genre de structures des déficits d’exploitation qui sont massifs ". Les priorités du moment sont donc bien ailleurs. Les meilleures énergies sont celles qu'on ne consomme pas.


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